“L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rives ; Il coule et nous passons !” (Lamartine)

1 an, déjà 1 an qu’Amasia a bouclé son tour du monde. Vous vous demandez peut-être ce qu’est devenu son équipage… voici la réponse ! D’abord il y a eut les retrouvailles, les fêtes, le mal de terre. Puis, à l’occasion de diverses manifestations nautiques, les matelots ont raconté leur aventure, présenté leur bateau, et continué de joué leur rôle d’ambassadeur de la navigation éco-responsable. Depuis, Amasia a été vendue et convoyée jusqu’à Nice, et petit à petit, chacun a repris le cours de sa vie :

 

Martin

Je suis resté vivre en Bretagne et continue de naviguer régulièrement. Difficile de quitter la vie au grand air et de retourner à ce que la majorité d’entres vous appellerait “la vraie vie”. Mais il y a un temps pour tout et je le sais, alors après une année d’amour et d’eau fraiche, je cherche aujourd’hui un nouveau projet professionnel s’inscrivant dans la transition écologique, avant de repartir un jour à l’assaut d’un nouveau rêve: l’Antarctique !

 

 

 

Pierre

Après le retour et un été de retrouvaille avec famille et amis j’ai mis 6 mois avant de reprendre une activité professionnelle. J’ai tenté brièvement une aventure dans une start up. Les bureaux se trouvaient dans un incubateur à Paris mais rapidement l’ambiance et le travail de business developer ne m’ont pas plu.
Je suis reparti en quête d’un job correspondant à mes attentes. J’ai eu l’opportunité de travailler pour Marin D’eau Douce, société qui fait de la location de bateau électrique. Je m’occupe de la base de Meaux à 25 minutes de Paris à l’entrée d’un parc naturel. J’ai retrouvé les bateaux et la propulsion électrique. Le tour du monde m’a beaucoup servi pour ce travail. Si on est loin des lagons turquoises je suis toujours sur l’eau donc heureux !!

 

Francois

Plusieurs mois avant notre retour, j’avais déjà beaucoup réfléchi à une reconversion dans la restauration. Cela s’annonçait comme une évidence, un moyen de continuer à travailler dans le domaine de la gastronomie que je connais et apprécie beaucoup, tout en entreprenant, en lançant mon propre projet : un restaurant responsable et durable, un endroit convivial et qui fasse sens.

Me voilà donc lancé dans cette nouvelle aventure depuis de nombreux mois, accompagné d’un grand ami lyonnais. Alors qu’il a démissionné de son poste d’auditeur financier pour se former au service, j’ai déménagé à Lyon et j’ai suivi une formation de CAP cuisine. Je finis actuellement mes examens et nous sommes en recherche d’un local et d’un cuisinier pour finaliser l’ouverture prochaine de notre restaurant végétal – bar à vin dans la capitale des Gaules.

Bérenger

Retrouver amis et famille, après 21 mois d’absence, ça fait du bien ! C’est comme sauter du 6e étage pour traverser un nuage d’amour. Sauf qu’une fois traversé, le bitume arrive et nous signale la fin du plaisir : il est temps de se mettre au boulot.
Alors j’ai cherché un boulot à Paris pour me rendre compte que la vie ce n’est pas aussi facile que de traverser l’Atlantique. Il faut envoyer des centaines de CV, bien s’habiller (pas facile après 21 mois en slip), passer des entretiens et respirer les gaz d’échappement des voitures. Après avoir été écoeuré par Paris et sa pollution,  j’ai stoppé les recherches d’emploi pour monter une entreprise en Bretagne. Ça semblait plus simple … au début. Conférences, rencontre de potentiels investisseurs, potentiels partenaires, potentiels business angels, etc. Finalement, avec Yannick Wileveau, le dirigeant de Naviwatt, on s’est dit qu’on pourrait former une sacrée équipe, alors on a décidé d’allier nos forces. Génial, Naviwatt est basé à Arzon !